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Agenda

Là où le monde déborde

23 avril 2024 | 15 h 00 min - 18 h 00 min

30 mars - 25 mai

Capucine Vever travaille les paysages. Jouant avec des échelles qui échappent au regard, elle absorbe ce qu’ils montrent et révèlent ce qu’ils cachent.

Là où le monde déborde
  • mars 2024
    • samedi 30 17 h 00 min - 19 h 30 min
  • avril 2024
    • mardi 02 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • mercredi 03 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • jeudi 04 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • vendredi 05 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • samedi 06 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • mardi 09 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • mercredi 10 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • jeudi 11 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • vendredi 12 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • samedi 13 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • mardi 16 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • mercredi 17 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • jeudi 18 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • vendredi 19 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • samedi 20 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • mardi 23 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • mercredi 24 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • jeudi 25 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • vendredi 26 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • samedi 27 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • mardi 30 15 h 00 min - 18 h 00 min
  • mai 2024
    • mercredi 01 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • jeudi 02 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • vendredi 03 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • samedi 04 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • mardi 07 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • mercredi 08 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • jeudi 09 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • vendredi 10 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • samedi 11 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • mardi 14 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • mercredi 15 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • jeudi 16 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • vendredi 17 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • samedi 18 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • mardi 21 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • mercredi 22 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • jeudi 23 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • vendredi 24 15 h 00 min - 18 h 00 min
    • samedi 25 10 h 00 min - 13 h 00 min
    • samedi 25 15 h 00 min - 18 h 00 min

« Là où le monde déborde porte un regard sur plus de dix années de création de Capucine Vever. Dès 2012 et The Long Lost Signal, elle dessine son approche du paysage. Au-delà d’un espace de projection, l’artiste l’aborde comme un espace politique, les problématiques environnementales et sociales affleurant. Des paysages délaissés aux rebuts de l’activité humaine ou aux espaces convoités, accaparés, contraints, voire abîmés, ses œuvres les mettent en lumière délicatement en jouant de poésie. Capucine Vever travaille les paysages selon une partition d’observation et de suggestion. Ses créations puisent leurs origines dans les spécificités d’un territoire, les activités humaines qui s’y déroulent et les représentations dont il fait l’objet. Elle ancre ainsi sa démarche dans une réalité profonde en opérant à partir de constats, d’études scientifiques, de cartes, d’expérimentations, de rencontres et trouble ensuite celle-ci pour créer un récit glissant vers la fiction, une œuvre poétique, une représentation sensible d’enjeux sociétaux. Entre visible et invisible, du gigantisme à l’infime, l’artiste absorbe et manipule ce qui nous est offert au regard pour révéler ce qui est caché, et laisser place à l’imaginaire. Sa nouvelle création Les troubles de la Garonne, 2024, présentée sous l’immense verrière de la Graineterie, est ainsi à la mesure de tout ce processus de recherche et d’expérimentation artistique. Installation sculpturale et sonore nourrie de l’observation de la Garonne où les pieux d’amarrage, signes caractéristiques de ces rives, entrent en résonance avec l’histoire de la traite des esclaves.

Là où le monde déborde immerge le visiteur dans des voyages à travers l’épaisseur des sites. On traverse les espaces océaniques avec Dunking Island, 2022, Lame de fond, 2019, Rupes Nigra, 2018, les espaces urbains avec Marches parallèles, 2014 et À la fin, on sera tout juste au début, 2020, les espaces montagneux avec C’est en chantant le nom de tout ce qu’ils avaient croisé en chemin […] qu’ils avaient fait venir le monde à l’existence, 2017, les espaces ruraux avec Labour, 2022. Territoire et sujet observés, explorés, disséqués nourrissent un processus de création par ensembles d’œuvres autonomes et l’interprétation d’une diversité de media - gravure, film, installation, photographie, création sonore, sculpture, édition, performance, - tout en participant d’un tout cohérent qui tisse un dense faisceau de sens et d’approches esthétiques.»

Julie Sicault Maillé

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