mai 11 Retour sur la rencontre « Les financements alternatifs des projets culturels » - 19 mars 2015 à FGO Barbara

Catégories : Actualités / Financement, politiques culturelles


Le 19 mars dernier, le RIF et FGO Barbara organisaient une rencontre intitulée « Les financements alternatifs des projets culturels ».
L’enjeu était d’explorer un certain nombre d’outils ou de dispositifs alternatifs ou complémentaires au financement public fléché spécifiquement sur les acteurs culturels : finances solidaires et autres outils de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), système de garantie bancaire, aides à l’emploi, mécénat et crowfunding…

Vous trouverez ci-dessous une synthèse des outils présentés ou évoqués par les différents intervenants.

La rencontre a démarré avec l’intervention d’Emmanuel Gagnerot, directeur d’IDF Active. Antenne francilienne de France Active, IDF Active a pour objectifs principaux de faciliter et sécuriser l’accès au crédit bancaire pour les créateurs d’entreprise et financer le développement de l’emploi dans les entreprises solidaires.
→ Document projeté par Emmanuel Gagnerot le 17 mars ici
Site d’IDF Active

Dellya Ombade-Konopnicki a ensuite présenté Opale et sa mission de coordination du Dispositif Local d’Accompagnement (DLA) auprès des acteurs culturels. Le DLA permet de faire bénéficier des structures d’utilité sociale (associations donc mais pas seulement) en questionnement sur leur projet de l’expertise de consultants pendant une période limitée (souvent autour de 4 journées). Si le DLA n’est donc pas un dispositif de financement, il accompagne les acteurs sur des problématiques liées au modèle économique, à la diversification des sources de financement, au développement de leur projet culturel sur leur territoire, etc. Pour rappel, ce sont près de 6000 association culturelles et artistiques employeuses qui ont été accompagnées en 10 ans. Il peut permettre ensuite d’aiguiller vers différents outils dont ceux évoqués lors de cette journée. Enfin, cette intervention a permis d’évoquer les ressources proposées par Opale sur ces questions : dossier actualisé sur les fondations accessibles aux acteurs culturels, outil d’auto-diagnostic financier…
→ Synthèse de l’intervention de Dellya Ombade-Konopnicki ici
Site d’Opale

Marion Blanchard Lagoeyte (RIF) a ensuite présenté un panorama des principaux dispositifs d’aide à l’emploi, de leurs conditions d’éligibilité et de leurs caractéristiques : emplois tremplin, CUI-CAE, emplois d’avenir….
→ Document projeté sur les aides à l’emploi ici 

Marie Tretiakow, chargée de développement au sein de Proarti, a évoqué en introduction les différentes formes de mécénat et de crowfunding, avant de présenter les services de Porarti qui d’une certaine manière permettent de faire le lien entre les deux. Proarti est en effet une plateforme de mécénat participatif dédiée à la création artistique et à la découverte culturelle et, à ce titre, elle émet les reçus fiscaux pour que les dons (des particuliers et entreprises) effectués en direction des projets présents sur la plateforme puissent bénéficier de la défiscalisation prévue par la loi pour le mécénat.
→ Document projeté par Marie Tretiakow ici
Site de Proarti

Enfin, des représentants de deux structures culturelles avaient été invités à témoigner de leurs pratiques et stratégie en matière de « financements alternatifs » : Flavie Pezzetta et Vincent Merlet pour le Hasard Ludique (+) et Jean-Marie Potier pour Paris Mix / Paris Musiques (+).
Ils ont pu revenir sur les différents outils présentés par les intervenants précédents mais aussi en évoquer de nouveaux. Parmi ceux-ci, citons notamment :

  • Les Cigales (Club d’Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l’Epargne Solidaire)
    Un club CIGALES est une structure de capital risque solidaire mobilisant l’épargne de ses membres au service de la création et du développement de petites entreprises locales et collectives (SARL, SCOP, SCIC, SA, association, …). Le Club est constitué de 5 à 20 personnes qui mettent une partie de leur épargne en commun. Il se réunit plusieurs fois par an pour recevoir les créateurs, décider de leur placements et affecter cette épargne collective au capital des entreprises.
    Site de l’association régionale des Cigales d’IDF
  • Garrigue
    Garrigue est une société coopérative de capital-risque solidaire nationale créée en 1985. Grâce à l'épargne de citoyens Garrigue prend des participations dans des sociétés à forte plus-value sociale et environnementale.
    Site
  • Equisol
    EQUISOL est une société coopérative de capital-investissement destinée à financer les entreprises franciliennes de l'économie sociale et solidaire.
    Site
  • Finansol
    Le label Finansol a été créé en 1997 pour distinguer les produits d’épargne solidaire des autres produits d’épargne. On peut retrouver sur leur site d’autres produits d’épargne solidaire que ceux cités lors de cette journée.
    Site
  • Les coopératives bancaires
    Les intervenants ont notamment évoqué la création récente de TAMA. Banque coopérative européenne, TAMA se propose d’apporter son appui financier - investissement en capitaux propres notamment - à des projets emblématiques de la transition en Europe. TAMA a été créée par six coopératives issues de 4 pays de l'Union européenne, dont la Nef, société coopérative de finances solidaires, également cité par les intervenants, tout comme le Crédit Municipal de Paris, pour leur capacité à soutenir les associations et plus généralement les structures de l’ESS.
    → Présentation de Tama ici
    Site de la Nef
    Site du Crédit Municipal de Paris
  • L’IFCIC (Institut pour le Financement du Cinéma et des Industries Culturelles)
    Etablissement dédié au secteur culturel, l’IFCIC propose des garanties bancaires et des avances remboursables. Son intervention sur le secteur musical a été récemment renforcé par un partenariat avec le CNV (Centre National de la Chanson, des Variétés et du Jazz).
    Site
  • Paris Innovation Amorçage
    Paris Innovation Amorçage est un dispositif de la ville de Paris (en lien avec la Banque Publique d’Investissement) qui a vocation à financer les projets innovants en phase de pré-amorçage et d’amorçage, période où les fonds privés sont rares. En ce qui concerne la ville de Paris, il a également été mentionné les Trophées de l’ESS, qui visent à primer tous les ans un certain nombres de projets ESS sur Paris, via différents prix dont des subventions pouvant aller jusqu’à 25 000 € (appel à projets annuel en avril).
    → Présentation de Paris Innovation Amorçage ici
    → Site des Trophées parisiens de l’ESS ici
  • Les financements de la Caisse des dépôts
    La Caisse des dépôts a mis en place des dispositifs spécifiques en direction des acteurs de l’ESS.
    Site
  • Antropia
    Antropia est un incubateur social qui a pour mission d’aider les entrepreneurs dans leur création d’entreprise à vocation sociale et/ou environnementale. Né d’un partenariat entre l’Essec et la Caisse d’Epargne IDF.
    Site
  • Le mécénat et le Pro bono
    En complément de la présentation de Marie Tretiakow, les intervenants ont pu citer quelques fondations qui les ont accompagnés, comme la Fondation Immochan pour l’entrepreneuriat social ou encore la Fondation Groupe Chèque Déjeuner, qui aide les structures œuvrant dans l’innovation sociale, le soutien au développement du secteur de l'Economie Sociale et Solidaire (ESS), la promotion du développement durable.
    A également été souligné l’intérêt du mécénat de compétences, souvent moins connu et sollicité par les acteurs, et, dans une forme plus « citoyenne » le Pro bono, qui désigne l’engagement de volontaires qui donnent du sens à leur métier en s'impliquant dans des initiatives d'intérêt général à titre gracieux.
    Fondation Immochan
    Fondation Chèque Déjeuner
    → Présentation du mécénat de compétences ici
    → Une plateforme dédiée au Pro bono ici
  • Le transfert de savoir faire (TSF)
    Développé par l’Avise depuis 2003, le Transfert de savoir-faire est un dispositif de professionnalisation de pair à pair. Il propose aux dirigeants ou créateurs d'une structure d’utilité sociale un partage d’expériences et de compétences dans leur démarche de création, développement ou consolidation. Sur une durée de 1 à 3 jours maximum, le TSF répond à leurs problématiques spécifiques, tous secteurs d’activités confondus : stratégies de croissance, de communication, gestion financière, gouvernance, ressources humaines, évaluation de l’impact social, etc.
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